Une assurance santé peut elle refuser une personne malade lors d'un prêt immobilier ?


Assurance de prêt immobilier et personne malade

Avant d’accorder un prêt immobilier, une banque exige toujours qu’un certain nombre de conditions soient réunies, et parmi ces conditions, il y a celle qui implique que l’on souscrive à une assurance de prêt. Généralement, cette assurance est contractée automatiquement lors de la demande de prêt, et émane d’une succursale de la banque. Lorsque l’état de santé du souscripteur pose problème, l’assurance peut décider de limiter les garanties, de majorer les primes ou tout simplement de refuser d’assurer le futur emprunteur, lorsque sa santé présente des risques aggravés.

Le questionnaire de santé des assureurs de prêt immobilier

Lors de la souscription à l’assurance prêt, l’emprunteur doit remplir un questionnaire de santé simplifié. S’il ne déclare rien sur ce questionnaire, il passera l’étape et l’assurance sera acceptée. Par contre, s’il déclare une pathologie particulière ou un antécédent médical grave (un cancer par exemple), il devra remplir un questionnaire plus poussé et très souvent se soumettre à divers examens avant de se voir accepter ou refuser l’assurance. C’est un médecin conseil mandaté par l’assureur qui statuera, et s’il estime que le risque de santé de l’emprunteur est aggravé, il notifiera un refus. Ainsi, les personnes souffrant de maladies telles que les cancers, les pathologies invalidantes à long terme, ou encore l’obésité sont très souvent un obstacle à l’obtention d’une assurance de prêt. Et lorsque le souscripteur ne parvient pas à se faire assurer, la banque refuse d’accorder le prêt.

Que faire en cas de refus ?

En cas de refus de son assurance prêt immobilier, l’emprunteur pourra toujours tenter une réclamation, s’il estime que ce refus est injuste. En parallèle, il devra demander à sa banque d’appliquer la convention AREAS. Il s’agit d’un accord qui a été signé entre les banques, les assureurs et l’Etat, et qui a pour but de rechercher des solutions alternatives lorsqu’un prêt n’est refusé que pour raison de santé.

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